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    Message par vivanden Sam 20 Déc 2014, 11:15

    Rappel du premier message :

    J'ai essayé avec ça marche pour tous chez moi !
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    default Re: SDSC attitude

    Message par grabouille Mer 17 Juin 2020, 10:50

    jd31 a écrit:Bonsoir je voulais partager avec vous une petite expérience de semis direct, je sais pas si c’est exactement le bon endroit pour poster...
    J’ai semer toute ma sole de blé et orge d’hiver à la volée sur précèdent colza pour le blé et précèdent blé pour l’orge d’hiver. Le sol n’était pas travaillé avant l’épandage des semences. J’ai couvert au catros sur une grande partie. Sur l’autre partie la pluie m’ empêcher de couvrir l’orge, j’ai juste broyer le chaume du précèdent pour couvrir. Le semis était entre le 25-30 octobre. J’ai eu une super levée dans les 2 cas. Le gros problème que j’ai eu c’est qu’il a tellement plut à partir du 1er novembre que je n’est pas pu désherber en post semis prélevé, donc une grosse levée de ray-grass, resitant sulfo bien entendu.... la partie où j’ai recouvert l’orge uniquement par broyage des résidus est moins envahit étant donné qu’il n’y a pas eu de travail du sol qui a fait germer le ray-grass.
    Donc pour l’an prochain j’aimerais essayer de recouvrir l’orge uniquement avec les résidus de récolte.
    La question que je me pose: est-ce que je pourrais faire 3l défi+ 0,2l compil avant l’épandage des semences pour ne pas risquer de mouiller le grain avec l’herbicide et broyer ensuite pour recouvrir les semences.
    Voilà je sais pas si quelqu’un a déjà fait ce genre d’expérience, sinon je suis prêt à essayer.
    Je précise que j’ai des sols argilo-calcaire avec des pentes de 20 à 40% de pente qui rende le travail possible mais très coûteux par rapport à la rentabilité de notre métier aujourd’hui.... les rendements moyens oscillent autour des 60q blé tendre/dur et 70q orges
    dans ce cas tes semences ne vont pas etre beaucoup enterrées ,et avec des produits comme Défi ca risque de cogner sévère  :réfléchi
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    default Re: SDSC attitude

    Message par paysannature Mer 03 Nov 2021, 21:46

    Sujet interdit au pro - labour ......
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    alceste et marie70 n'aiment pas ce message

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    default Re: SDSC attitude

    Message par dgé Mer 03 Nov 2021, 22:25

    je l'invite à venir chez moi , et qu'il sorte de sa région bénite de la pluie, on en reparle de la couverture en été automne...

    et pour pouvoir cultivé des parcelle qui ne l'ont jamais êtes, à par tout défoncer, faut qu'il explique

    et c'est pas gentil d'insulter nos aïeux, avec ce qu'ils ont fait avec leurs moyens ...

    encore un yacafaucon
    dgé
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    schtroumpf grognon du forum

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    default Re: SDSC attitude

    Message par saturnus17 Mer 03 Nov 2021, 22:50

    c'est bizarre cette mode en vogue depuis 15/20 ans de chercher à casser tout ce qui a été fait ces 300 dernières années.....

    le labour c'est pas bien : pourtant c'est ce qui a permis à vos parents de vous élever dignement en vous fournissant nourriture et bonne santé, vous permettant également de faire des études scolaires pour avoir une  "bonne" situation... pour les critiquer quand t'es peinard avec ton job et ton train de vie..

    la montagne sans loups : quelle charmante biodiversité dans ces vallons avec toutes plantes aux mille vertus qui s'épanouissent au printemps lors de la transhumance et que l'on peut admirer en randonnées estivales.... il y a juste les chiens des éleveurs en trop

    les "pesticides" : toujours dangereux dans les champs, jamais sur le collier du collier du chien ou dans la pipette anti-puces-vermifuge du chat. intolérables en traces quasi non détectables sur l'épluchure de pomme mais dosés en milligrammes dans votre shampoing ou dans votre anti-courbatures ou migraines alors c'est ok......

    l'élevage intensif :  absolument ignoble mais nécessaire pour changer de smartphone et cet écran plat 8K avec une résolution, qui peut ou qui pourra bientôt se connecter avec ta voiture électrique et te dire quand tu pourras (enfin ! ) partir de chez toi.....ou rentrer chez toi ....

    le taux de co2 dans l'atmosphère : une catastrophe pour la planète...."j'en parlais d'ailleurs dans l'avion qui me ramenait des seychelles l'autre jour après notre séjour dans cet archipel vierge de toute pollution et complètement saine..."

    bref et comme disait ma grand-mère " y'a des baffes qui se perdent "

    celui qui sent le SDSC, pas de problème, mais quand on se prend pour un donneur de leçon sans connaitre le métier avec tout ses aspects ... : tape
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    dgé, alceste, jardi85, Léparbal Gilles, chris76, cricky16, marie70 et aiment ce message

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    default Re: SDSC attitude

    Message par Léparbal Gilles Jeu 04 Nov 2021, 04:20

    paysannature a écrit:https://t.co/xUCClgjvfM

    L’agriculture de conservation, qu’est-ce que c’est ?
    Cet agriculteur est véritablement en train de semer dans une « jungle » végétale. Il fait de l’agriculture de conservation.
    Nicolas Courtois
    Cet article a pour but d’apporter de manière honnête, clairvoyante et surtout sans « lobbyisme » ou
    « militantisme », matière à réflexion sur l’agriculture, en particulier sur l’une de ses formes
    montantes : l’agriculture de conservation.
    Pourquoi ?
    - Parce que l’agriculture, d’une manière générale et depuis plusieurs années, est pointée du doigt
    pour diverses raisons : ses effets sur l’environnement et la biodiversité, sur la santé des animaux et
    des humains, sur son système d’aides, son marché mondial... A juste titre, parfois ou souvent.
    - Parce qu’il y a dérèglement climatique et qu’il y a des conséquences et des adaptations nécessaires
    au niveau agricole.
    - Parce que le sujet agricole est trop souvent abordé, en premier lieu par les médias généralistes, de
    manière négative, pour « faire du buzz », sans la raison et le recul nécessaires.
    - Parce qu’enfin, il manque quelque chose au monde agricole aujourd’hui : pouvoir expliquer lui-
    même, de manière claire, à toute personne (et nous sommes tous concernés) ce qu’il fait, comment,
    quelles sont ses orientations et pourquoi.
    Agriculture =
    - Ensemble des travaux dont le sol fait l'objet en vue d'une production végétale.
    - Plus généralement, ensemble des activités développées par l'homme, dans un milieu
    biologique et socio-économique donné, pour obtenir les produits végétaux et animaux qui lui
    sont utiles, en particulier ceux destinés à son alimentation. Source : Larousse.
    Cet article est ainsi destiné à tout un chacun qui veut comprendre les agricultures d’hier,
    d’aujourd’hui et de demain, leurs impacts, leur nécessité, leurs enjeux. Les non initiés (j’entends par
    là, ceux dont le domaine de compétence n’est pas l’agriculture) y verront plus clair et pourront jugerde manière plus raisonnée quelle agriculture ils souhaitent. Les initiés, bien que ce soit leur
    quotidien, y verront une manière d’avoir un peu plus de recul et le moyen, je l’espère, d’expliquer
    aux autres ce qu’est leur mission et ce vers quoi ils tendent. La protection de l’environnement et de
    la santé de tous, s’ils n’étaient pas des préoccupations majeures après guerre, sont, sachons le et
    n’hésitons pas à le crier haut et fort, devenues une priorité pour beaucoup d’acteurs du monde
    agricole. Le développement de l’agriculture de conservation en est une preuve. Mais pour s’en
    rendre compte et pouvoir juger, il faut d’abord connaître.
    Je vous propose donc de faire connaissance avec l’agriculture de conservation...
    Comprendre par l’histoire
    Pas besoin de remonter très loin dans le temps pour comprendre que les maux engendrés par
    l’agriculture sont issus d’un modèle agricole développé après les deux grandes guerres de 14-18 et
    39-45. Il fallait alors reconstruire, restaurer les terres et surtout, nourrir la population. Il fallait
    produire en quantité. On a donc industrialisé l’agriculture comme on a industrialisé d’autres
    secteurs de l’économie.
    Comment ?
    - Par le remembrement, l’augmentation de la surface en terres productives et la disparition des
    exploitations de petite taille au profit d’exploitations de plus en plus grandes. Le paysage agricole
    s’est vu transformé dans certaines régions.
    - Par la mécanisation qui a suivi dans l’objectif de travailler sans peiner, plus vite et plus
    efficacement de plus grandes surfaces pour des fermes qui avaient de moins en moins de main
    d’œuvre. La puissance des machines a logiquement été amplifiée. On a travaillé la terre plus
    profondément et intensément.
    - Par la création et l’emploi de molécules chimiques de synthèse : engrais et pesticides (herbicides,
    insecticides, fongicides... ), pour contrôler plus efficacement les organismes indésirables car
    entamant le potentiel des cultures : insectes, champignons et autres « mauvaises herbes ».
    Tout cela a permis à l’agriculture de se relever, de produire plus, de nourrir en quantité. Le défi était
    relevé et réalisé.
    Evolution du rendement du blé
    Fin du XIX ème siècle, le rendement moyen du blé était aux alentours d’une quinzaine de quintaux à
    l’hectare. Juste avant guerre, il ne l’était guère plus, moins de 20 q/ha.
    Après guerre, il n’aura de cesse de progresser. Environ 25-30 q/ha dans les années 1960 pour
    atteindre environ 70 q/ha au début des années 2000.
    Source : Agreste, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche.
    Mais cela a eu des conséquences, qu’on a commencé à mettre en lumière à partir des années 1980 :
    - Conséquences sur l’environnement : pertes de terre arable par érosion des sols, appauvrissement
    grandissant de toute la biodiversité des agroécosystèmes (biodiversité du sol et en dehors),
    pollutions diverses et variées, taux de nitrates parfois exorbitants etc.
    - Des charges de plus en plus grandes pour les agriculteurs (mécanisation, achat d’intrants ou de
    nourriture pour les animaux d’élevage, consommation de carburant...)
    - Perte d’autonomie des agriculteurs (trop de dépendance vis-à-vis des intrants, fertilisants ou
    pesticides, perte d’autonomie dans la production des fourrages, dépendance vis-à-vis des marchés
    devenus mondiaux...)
    - Très forte simplification des filières et des productions agricoles (rotations – c’est-à-dire
    succession de cultures sur une même parcelle d’année en année - devenues trop simples, voire des
    monocultures ...) Conséquences déjà agronomiques : des agriculteurs qui se retrouvent dans un
    cercle vicieux avec des cultures devenues trop sensibles aux maladies et ravageurs, obligation de
    traiter et ainsi de suite.- Et, plus récemment, une société, des consommateurs qui, ayant désormais la quantité,
    commencent à exprimer des souhaits en termes de qualité des produits, refus des pesticides (en
    agriculture), refus de voir la biodiversité s’effondrer, désir d’un bien-être animal etc.
    Remise en question
    En parallèle de cette évolution, un autre modèle de production agricole a vu le jour, à partir des
    années 1950 en France, l’agriculture dite biologique, en réaction au développement de l’agriculture
    conventionnelle d’après guerre. La différence est simple : l’AB n’utilise pas de produits chimiques
    de synthèse (engrais de synthèse ou pesticides de synthèse). Elle utilise d’autres intrants et dans les
    mêmes objectifs : des pesticides autorisés en AB (exemples : sulfate de cuivre, pesticides à base de
    microorganismes, pyrèthre, phosphate de fer etc.) et des engrais organiques (fumier, fientes,
    composés minéraux...) De ce fait, ses rendements sont inférieurs à ceux de l’agriculture
    conventionnelle (d’environ 20%) mais cela est compensé, en grande partie, par des aides
    substantielles. Ajoutons enfin que l’agriculture biologique travaille mécaniquement ses sols, tout
    comme en conventionnel.
    L’AB a le vent en poupe, poussée par la société. Aujourd’hui, elle représente un peu plus de 36 600
    fermes et 1,7 millions d’hectares en France (source : Agence Bio, chiffres de fin 2017) .
    Il y a une bonne trentaine d’années voire plus, outre Atlantique où s’est aussi développé un modèle
    agricole plus intensif, on a commencé à s’interroger sur le travail du sol. Déjà, dans les années
    1930, on connaissait de graves problèmes d’érosion, notamment dans les grandes plaines du
    Midwest américain. Certains farmers se sont alors interrogés sur leur manière de traiter cette mince
    couche de terre « fertile ». Ils ont commencé à se dire que le labour n’était peut-être pas ce qu’il y
    avait de mieux ; surtout le labour tel qu’il était devenu : plus profond, plus puissant, grand
    consommateur d’énergie et de temps. Mais aussi grand destructeur de vie (la vie des sols) et grand
    destructeur de la structure générale du sol.
    Avant d’aller plus loin, il faut revenir sur la raison d’être du labour : pourquoi, un jour, des hommes
    se sont dit qu’il fallait retourner la terre ? La raison principale est la lutte contre les herbes dites
    « mauvaises » (qu’on nomme plutôt adventices en agronomie). Grâce à la charrue, on enfouit les
    adventices et leurs graines afin qu’elles ne posent pas de problème durant l’année de culture. Ainsi,
    pour les néophytes, avant de pouvoir semer une culture ; un blé par exemple, l’agriculteur laboure,
    passe ensuite une ou plusieurs fois avec différents outils pour préparer la terre au semis. Il peut alors
    venir semer sa culture. S’il est ensuite ennuyé par le développement d’autres adventices en cours de
    culture (la nature a horreur des sols nus!), il a recours soit aux herbicides de synthèse, soit au
    désherbage mécanique. Bien sûr, l’année suivante, lorsqu’il laboure à nouveau, il remonte des
    graines et les remet en conditions de germination. Et ainsi de suite.
    Voici un exemple de parcelle conduite en système
    conventionnel avec labour et travail intense du sol.
    Comme en plus, il y a un peu de pente, au moindre
    orage, l’eau a tellement de mal à s’infiltrer qu’elle
    ruisselle et va alimenter les torrents de boue.
    Gaëtan VectenEn Europe et notamment en France, ce n’est pas tant l’érosion qui a été déclencheur d’un
    changement de façon de traiter son sol, il y a 20 à 30 ans chez une poignée d’agriculteurs. De
    l’érosion, il y en a, mais elle est moins visible, moins spectaculaire que dans d’autres régions du
    monde (sauf durant certains épisodes de coulées de boue faisant suite à de forts épisodes pluvieux).
    Ce sont surtout les taux de matières organiques qu’ils voyaient, progressivement baisser. Les
    matières organiques, ce sont, dans leurs premières formes, les résidus végétaux morts mais aussi
    animaux. Dans leur forme ultime d’évolution, c’est le fameux humus. Et ce qui assure la
    transformation naturelle des matières organiques des sols, ce sont tous les microorganismes,
    bactéries et champignons mais aussi les célèbres vers de terre ! En bref, tout cela, c’est ce qui fait la
    fertilité d’un sol ; fertilité qui, à force de travail intensif mais aussi le fait qu’on laisse le sol nu
    durant de longs mois, s’appauvrissait (lorsque le sol n’a pas de végétation, il ne peut pas entretenir
    sa faune et sa flore).
    Il y a eu aussi, au début des années 1990, des raisons économiques qui ont fait évoluer les
    consciences : trop de charges en tous genres (en mécanisation, en carburant...) ; charges qu’il fallait
    abaisser pour continuer à vivre de son métier. De par aussi ces raisons, le labour a été remis en
    question. C’était la naissance de ce qu’on a appelé les TCS.
    Le sol, sa faune et sa flore
    Contenu non exhaustif d’un sol vivant, du plus
    petit au plus gros :
    - 10 milliards de germes vivants de type bactérie
    dans un gramme de sol fertile (1,5 t/ha sur 20 cm
    de profondeur)
    - 3,5 t/ha de champignons sur 20 cm (10 000 km
    pour 1 m2 de sol fertile)
    - 10 kg à 1 t de matière sèche d’algues/ha (1 000 à
    10 000 cellules/g de terre)
    - 10 millions à 20 millions de protozoaires/g de sol
    sec
    - 1 à 30 millions de nématodes/m2
    - plusieurs centaines de milliers d’acariens/m2
    - 95 000 à 180 000 collemboles/m2 (0,8 à 2 g/m2)
    - Quelques milliers à plus de 200 000 enchytréides/m2 (3 à 53 g/m2)
    - 50 à 400 lumbricidés (vers de terre)/m2 (20 à 400 g/m2)
    - jusqu’à plusieurs centaines de diplopodes/m2
    - une centaine de chilipodes/m2
    - de quelques dizaines à quelques centaines de coléoptères/m2
    - de quelques dizaines à quelques milliers de larves de diptères/m2
    - plusieurs centaines de cloportes/m2
    - jusqu’à 400 escargots et limaces/m2
    Une liste longue où on ne compte ni les araignées (biomasse non déterminée), ni les organismes
    beaucoup plus gros, les vertébrés (amphibiens, reptiles, rongeurs, insectivores...)
    Source : P. Anfray, 2017
    C’est tout cela qui fait la biodiversité d’un sol et qui assure l’ensemble de ses fonctions en termes
    physiques, chimiques ou biologiques. L’agriculture, quelle que soit sa forme, a un impact
    obligatoire sur la vie des sols ; l’objectif étant d’en avoir le minimum.
    La photo ci-dessus montre un individu remarquable de ver de terre, l’un des plus grands alliés de l’agriculteur en
    agriculture de conservation. Pour peu qu’on le laisse tranquille, il travaille à notre place !
    Frédéric ThomasNaissance des TCS et du semis direct puis des couverts végétaux
    TCS signifiait au début : Techniques Culturales Simplifiées. Ce terme a existé plusieurs années
    avant d’évoluer en Techniques de Conservation des Sols. Car il s’agissait bien, pour ces agriculteurs
    pionniers, de reprendre conscience de leur sol ; qu’il ne s’agit aucunement d’un support de
    production inerte mais bien d’un lieu de vie, de biodiversité qu’il faut traiter différemment et lui
    rendre sa fertilité et son autonomie de fonctionnement. En lieu et place du labour, différentes
    techniques de préparation des sols (en vue de semer une culture) se sont alors développées mais
    avec bien des formes. Certaines restaient encore relativement intensives (beaucoup de passages
    mécaniques, profondément) alors que d’autres se simplifiaient au maximum, jusqu’à n’intervenir
    qu’au moment du semis, par le seul passage du semoir. Cette forme ultime a été appelée semis
    direct.
    Rapidement pourtant, des soucis sont arrivés car lorsqu’on abandonne le labour et qu’on simplifie
    son travail du sol, on s’expose assez vite à des soucis de « mauvaises herbes », notamment les
    vivaces (plantes capables de vivre plus de deux années).
    Je fais un aparté sur cette terminologie de « mauvaise herbe ». Il n’y a évidemment pas de
    mauvaises herbes dans la nature. Simplement, si on veut avoir une récolte et donc de la nourriture, il
    faut que la culture qu’on a décidé de faire pousser à un endroit, ne soit pas en trop forte concurrence
    avec d’autres plantes dites adventices (pensez à votre potager, pour ceux qui ont la chance d’en
    avoir un). Et le labour, aux origines, comme nous avons expliqué plus haut, a été inventé surtout
    pour désherber. Comment faire alors sans labour ? Utiliser des herbicides (qu’on utilisait, de toutes
    façons) mais aussi observer ce qui se passe naturellement : un sol, dans la nature, n’est jamais nu.
    S’il l’est à un moment donné, très vite, des plantes poussent et recouvrent la terre. Pourquoi ne pas
    envisager alors de faire pousser en lieu et place des adventices, des plantes qu’on aura choisies et
    surtout, qu’on pourra contrôler, sans entrer en concurrence avec les cultures ?
    Revenons sur le terrain... En été, c’est la moisson. Entre celle-ci et le semis de la future culture, il se
    passe plusieurs semaines, voire plusieurs mois si la culture suivante est une culture de printemps
    (maïs ou tournesol par exemple). Entre les deux, rien ; le sol est nu. L’idée des couverts végétaux
    d’interculture (période entre deux cultures) était née ! Semer, sitôt la moisson, une espèce, voire
    encore mieux, un mélange d’espèces pour couvrir rapidement le sol, le protéger des aléas
    climatiques (érosion éolienne, hydrique...) et si possible, empêcher des plantes non désirées de se
    développer. Ensuite, on sème la culture suivante dans ce couvert (s’il est encore en place) ou dans
    ses restes (appelés résidus végétaux). Il n’est en effet pas toujours simple de semer dans un couvert
    végétal vivant. Beaucoup détruisent le couvert avant le semis, soit avec une dose modérée
    d’herbicide, soit de manière mécanique (moins efficace, en moyenne, que le désherbant...)
    Bien d’autres vertus ont été trouvées aux couverts végétaux comme :
    - protéger physiquement la surface du sol (limitation des érosions) ;
    - puiser le trop plein d’azote à l’automne (les fameux nitrates) et d’une manière générale, recycler
    les éléments minéraux, recyclage bien utile pour les cultures suivantes ;
    - nourrir les insectes pollinisateurs à une période où il n’y a plus beaucoup de fleurs dans les
    champs ;
    - abriter, d’une manière générale, une plus grande biodiversité.A gauche, champ labouré. A droite, champ où, sitôt la moisson de la céréale, un couvert végétal, composé de plusieurs
    espèces, a été semé. Durant toute la période précédant le semis de la prochaine culture, il va protéger le sol et le nourrir.
    Comme nous sommes en fin d’été début d’automne, il va aussi profiter aux pollinisateurs. Alors, avez-vous envie de
    l’agriculture de gauche ou celle de droite ?
    Frédéric Thomas
    A gauche, échantillon de sol
    d’une parcelle labourée ; à
    droite, celui d’une parcelle
    conduite en agriculture de
    conservation. Même sans
    connaissances agronomiques, on
    peut facilement imaginer lequel
    de ces deux sols est le plus
    fertile...
    DRL’agriculture de conservation
    Cette expérience des couverts végétaux a vite donné lieu à d’autres perspectives car il fallait se
    rendre à l’évidence que les couverts les plus performants étaient ceux qui comportaient plusieurs
    espèces végétales, complémentaires à de nombreux points de vue. Pourquoi ne pas envisager de
    faire de même au niveau des cultures ? Il fallait revoir les rotations telles qu’elles étaient devenues,
    simples et ultra consommatrices d’intrants. Pour rappel, une rotation est la succession des cultures
    sur une même parcelle. On a donc commencé à enrichir les rotations mais aussi (et nous en sommes
    là aujourd’hui), cultiver en même temps, sur la même parcelle, des associations de cultures.
    Objectifs, toujours les mêmes : apporter de la biodiversité, mieux utiliser les ressources (éléments
    minéraux du sol), apporter plus de valeur ajoutée à l’agriculteur, se passer d’intrants (des mélanges
    végétaux sont moins sensibles aux ravageurs et maladies), redonner vie à des mélanges valorisables
    par des animaux d’élevage etc.
    L’agriculture de conservation, nom qu’on a finalement donné à ces nouvelles orientations de
    production agricole, était née.
    L’AC (écrit également ACS pour agriculture de conservation des sols), en résumé, ce sont donc les
    principes suivants :
    - Le non labour (arrêt de la charrue ; le travail du sol est simplifié, cela va des TCS au pur semis
    direct SD).
    - L’implantation de couverts végétaux d’interculture.
    - Une rotation diversifiée avec le plus possible d’associations végétales (dans le temps et dans
    l’espace).
    Aujourd’hui, la tendance va vers une évolution de la terminologie en préférant parfois parler
    d’agriculture régénérative. En effet, on se rend bien compte qu’en appliquant les principes tels
    que décrits précédemment, on va plus loin qu’une simple conservation du sol ; on le régénère ! Les
    éleveurs s’y retrouvent également car avec l’AC, ils peuvent produire des fourrages en autonomie et
    de meilleure qualité. Cela va même jusqu’à ce que de purs céréaliers se mettent à introduire de
    l’élevage dans leur système de production, se rendant compte de la plus grande cohérence de
    l’ensemble.
    Cette agriculture est loin d’être aboutie. Née de la volonté d’une poignée d’agriculteurs, de
    différentes régions, elle a depuis essaimé aux quatre coins de l’Hexagone et même aux Antilles
    puisqu’on a des bananeraies gérées en AC. La viticulture, l’arboriculture, le maraîchage
    commencent à en adopter les principes. La France, avec la Suisse, peut même être fière d’être
    avant-gardiste et fer de lance de l’AC en Europe.
    On estime qu’il y a environ 12 à 15 % des agriculteurs de l’Hexagone qui sont en AC aujourd’hui.
    Des céréaliers se mettent à introduire des animaux,
    notamment des moutons, dans leur système de
    production. C’est une façon de valoriser aussi leurs
    couverts végétaux, d’avoir une autre production mais
    aussi de fertiliser naturellement leurs parcelles.
    Frédéric ThomasTroupeau de vaches normandes bénéficiant des
    apports nutritionnels d’un couvert végétal
    composé de plusieurs espèces. De quoi apporter
    un nouveau type de fourrage, qualitatif,
    permettant, par ailleurs, d’économiser sur du
    stockage.
    DR
    Mieux comprendre encore par quelques éclaircissements :
    - L’AC, est-ce de l’agroécologie ?
    On parle beaucoup d’agroécologie mais lorsqu’on veut lui donner une définition, ce n’est pas si
    simple. Il n’y a qu’à faire une petite recherche sur le Web et vous aurez compris !
    Celle-ci me semble tout à fait valable (à mon sens) : l’agroécologie est l’ensemble des pratiques
    agricoles qui met en relation la science de l’agriculture (l’agronomie) et l’écologie (science qui
    étudie les êtres vivants dans leur milieu en tenant compte de leurs interactions). Elle vise ainsi à
    prendre en considération les écosystèmes dans la production agricole.
    Alors, l’agriculture de conservation, est-ce de l’agroécologie ? Oui, souvent ; non, parfois ! Disons
    que l’AC, au-delà de sa considération forte de l’environnement et de l’écologie, a aussi une
    dimension économique et sociale et sort alors du cadre purement agroécologique (au sens
    scientifique).
    - Quid du glyphosate ?
    Le glyphosate (voir encadré) a permis l’extension des TCS et du semis direct SD. La simplification
    du travail du sol n’est pas née grâce au glyphosate mais la molécule, lorsqu’elle est arrivée sur le
    marché, en permettant d’éliminer rapidement et efficacement, une végétation encombrante avant de
    semer, a assuré l’expansion de ces techniques de conservation des sols, surtout le semis direct. C’est
    pourquoi, beaucoup le croient lié à l’agriculture de conservation. S’il reste encore un outil très
    important pour nombre d’ACistes, l’herbicide a été utilisé par bien d’autres utilisateurs et autant par
    des agriculteurs conventionnels (pratiquant le labour).
    Il y a 7 ans, dans un dossier consacré au glyphosate, la revue TCS disait ceci : « Si le glyphosate a
    été une formidable aubaine, un pilier pour la simplification du travail du sol, au cours des années,
    nous avons, cependant, réussi à réduire de manière significative les quantités moyennes par hectare
    utilisées grâce à plus de précision (dans les applications), de connaissances mais aussi par le
    développement de couverts performants et l’introduction de la destruction (des couverts avant de
    semer) par roulage (mécanique) ». 7 ans plus tard, on utilise encore moins de glyphosate (parfois
    moins d’un litre par hectare), parfois même on s’en passe dans certaines conditions. Néanmoins, il
    serait illusoire de croire qu’aujourd’hui, on puisse faire de l’AC efficace sans cet outil. Vous me
    direz alors : oui mais en bio, ils s’en passent bien ! En effet, il leur est interdit d’utiliser des
    pesticides de synthèse mais, pour pouvoir contrôler le salissement par les « mauvaises herbes »,
    l’AB doit désherber mécaniquement. Elle a encore massivement recours au labour et sinon, à une
    certaine quantité d’interventions mécaniques sur le sol. A chacun de savoir ce qu’il veut, en
    connaissance de cause : le travail du sol a un impact avéré sur le sol, les êtres vivants qu’il héberge
    et donc ses fonctionnalités. Les pesticides ont un impact aussi. Les herbicides, par exemple, en
    détruisant une certaine flore, diminuent, de ce fait, une certaine quantité d’aliments pour nombre
    d’espèces animales. De récentes études (Unité de recherche EDYSAN, FRE-CNRS 3498 àAmiens), démontrent, sur une durée significative de 6 ans, en système de grandes cultures, que le
    travail intensif du sol (avec labour) mais aussi la fertilisation azotée affectent négativement un
    ensemble de processus naturels (stockage de carbone des sols, taux de mycorhization*, biodiversité
    fonctionnelle), contrairement au glyphosate qui n’empêche pas d’observer les effets positifs sur ces
    processus naturels dans les sols conduits en semis direct. Voici un lien vers d’autres études qui vont
    dans le même sens.
    Quid enfin de la toxicité du glyphosate sur l’homme ? Il n’y aucun consensus sur la dangerosité de
    la molécule. D’autres molécules, encore utilisées pour certains usages, telle le 2,4 D sont, quant à
    elles, considérées de manière formelle, comme cancérigènes.
    Je mettrais enfin cet autre élément à la réflexion : en AC, certes, on utilise encore du glyphosate et
    d’autres pesticides mais, d’une part, clairement moins qu’avant et, d’autre part, les sols en AC étant
    beaucoup plus riches en matières organiques et humus, ils sont naturellement plus à même de
    dégrader toutes ces molécules « exogènes » en éléments minéraux simples, inoffensifs. Vous me
    direz alors que ce n’est pas une raison ! Non mais interrogez-vous alors sur l’impact des quantités
    encore importantes de sulfate de cuivre utilisées en viticulture biologique. Interrogez-vous sur les
    quantités de médicaments que vous êtes parfois contraints d’ingurgiter pour vous soigner.
    Interrogez-vous sur l’impact des traitements anti-puces ou tiques que vous administrez à vos
    animaux domestiques. On est tous d’accord que moins on utilise de tout cela, mieux c’est et il est
    heureux que la tendance générale aille vers une diminution. Toutefois, imaginez qu’on retire tous
    « ces outils de santé » du jour au lendemain, sans aucune alternative !
    Un dernier élément donné à votre réflexion : en mars 2017, les toxicologues du comité pour
    l’évaluation des risques de l’ECHA (European Chemicals Agency), après
    prise en compte de toutes les études disponibles, ont conclu que le glyphosate n’était ni
    cancérigène, ni mutagène, ni toxique pour la reproduction ( source : https://echa.europa.eu/fr/-/glyphosate-
    not-classified-as-a-carcinogen-by-echa) .
    (*) La mycorhization est le processus de symbiose mis en place entre de nombreuses plantes et des
    champignons du sol, appelés champignons mycorhiziens. C’est une relation à bénéfices
    réciproques. Grosso modo, la plante apporte au champignon les sucres dont il a besoin et lui,
    apporte à la plante, des éléments minéraux qu’elle aurait du mal à puiser sans son concours.
    Le glyphosate, qu’est-ce que c’est ?
    Le glyphosate est le principe actif de l’herbicide Roundup mais à l’origine, la molécule a d’abord
    été brevetée en tant que chélateur (= qui a la propriété de former avec un ion positif métallique un
    composé (un chélate) soluble et non toxique) par une entreprise américaine (Stauffer Chemical Co.)
    en 1964. Dans les années 70, Monsanto dépose le brevet sur la
    même molécule mais en tant qu’herbicide. La molécule est, depuis,
    tombée dans le domaine public.
    Efficace, facile d’emploi, peu cher, l’herbicide va se répandre à
    travers le monde comme une traînée de poudre, non seulement en
    milieu agricole (céréaliers, viticulteurs, arboriculteurs....) que non
    agricole (entreprises, particuliers...) Bien entendu, vu l’étendue
    des usages et, les premières décennies, les doses utilisées (plusieurs
    litres/hectare, parfois), la molécule va être retrouvée dans les eaux
    (de surface et souterraines).
    Colza en train d’émerger dans les résidus d’un triticale (céréale). A ce moment là
    de son cycle, ce colza n’avait reçu aucun pesticide, pas même un herbicide. Sur
    le cliché, cela ne se voit pas nettement mais la culture est associée à d’autres
    plantes. En plus de la présence de résidus de la culture précédente, la présence
    d’autres plantes avec le colza, prend la place des « mauvaises herbes ». Dans
    cette parcelle, à ce moment-là, l’agriculteur a réussi à très bien se passer
    d’herbicide. Ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres situations.
    Cécile Waligora- Et l’AB ? Où se situe-t-elle ?
    Il n’est pas question d’opposer AC et AB. Les deux ont les mêmes objectifs, notamment au niveau
    environnemental et biodiversité. Des agriculteurs en AC de longue date s’orientent même, en plus,
    en AB (et inversement) ; ce qui est loin d’être simple. Mais ils tentent le coup afin d’aller encore
    plus loin dans une production agricole des plus vertueuses. Faire du semis direct strict en bio est
    rarement réalisé, en premier lieu à cause des problèmes d’adventices. Néanmoins, c’est
    envisageable au cas par cas, certaines années, sur certaines parcelles. Ce n’est pas possible à 100 %
    en l’état actuel des connaissances agronomiques. Dans quelques années, avec le recul et
    l’expérience, peut-être y arrivera-t-on davantage ? Sachez aussi, toujours pour vous aider à faire la
    part juste des choses, qu’en bio, on utilise également des intrants, des pesticides. Certes, il est
    interdit d’en utiliser de synthèse mais les bios utilisent d’autres types d’intrants comme nous avons
    pu en citer quelques exemples précédemment. Souvenez-vous de cette phrase : « C’est la dose qui
    fait le poison ». Pourquoi la citer ici ? Tout simplement pour vous dire que ce n’est pas parce que
    c’est naturel, que c’est inoffensif et qu’un intrant, s’il peut être nocif à une certaine dose, ne l’est
    pas à une autre. Pour reprendre l’exemple du sulfate de cuivre, encore largement utilisé en
    agriculture biologique, son impact n’est pas sans conséquences sur la vie du sol, même si, là aussi,
    les doses autorisées ont été revues à la baisse.
    Enfin et comme nous l’avons déjà dit, en bio, le travail mécanique du sol est largement employé et
    je ne reviendrai pas sur les conséquences négatives du travail du sol sur la faune et la flore et donc
    ses fonctionnalités ; sans parler de l’utilisation de combustibles fossiles nécessaires au travail
    mécanique sur grandes parcelles. Il est totalement illusoire de croire qu’il existe une agriculture
    totalement inoffensive et propre. Peut-être dans les quelques m2 d’un jardin potager conduit en bio
    et semis direct. Ce qui n’a rien à voir avec les millions d’hectares de production agricole nécessaires
    à l’alimentation des animaux et des hommes. Produire, c’est avoir un impact ; le tout est de choisir
    lequel et en connaissance de cause.
    - Des preuves que l’AC est vertueuse (au niveau écologique, social, économique...)
    Chez les agriculteurs commençant à avoir un certain recul en agriculture de conservation (au moins
    5 ans), les points suivants sont relevés, en comparaison à leur système d’avant, en conventionnel :
    - Baisse de la consommation globale de carburant : environ 1/3.
    - Baisse de l’utilisation des pesticides : 1/3 à 1/2 (par exemple, les ACistes n’utilisent quasiment
    plus du tout d’insecticides).
    - Rendements : au moins équivalents, en moyenne.
    - Augmentation de la marge à l’hectare possible d’au moins 1/3.
    - Augmentation de la biodiversité par quelques exemples : vers de terre, 1,5 tonne/ha (en labour :
    200 kg/ha) ; carabes (coléoptères importants en agriculture car mangeurs de limaces et parfois, de
    graines d’adventices) : jusqu’à 40 fois plus (Source : B. Patenotre, ACiste dans l’Aube depuis 20 ans) ;
    passereaux : pas de chiffres mais des recherches qui montrent notablement l’intérêt de la couverture
    des sols en AC ( Thèse de K. Barré, 2016 )...
    - Augmentation de l’intérêt pour son métier avec un retour à l’agronomie : cela n’est pas chiffrable,
    même si c’est crucial et flagrant. Les agriculteurs qui font de l’AC retrouvent un vrai goût pour leur
    métier et deviennent même innovants dans leurs pratiques. Dans un contexte devenu morose ces
    dernières années, notamment en élevage, ce sont de nouvelles perspectives bien plus positives.
    Pour info, l’agriculture de conservation est promue par la FAO (l’Organisation des Nations Unies
    pour l’alimentation et l’agriculture) : en voici le lien Internet.Céréale en train de lever au milieu des résidus de la culture précédente qui,
    restés en place, assurent protection et nourriture du sol (et donc aussi de la
    céréale en cours de développement).
    Frédéric Thomas
    - Pourquoi l’AC n’est pas plus développée ?
    Les pionniers en AC la pratiquent depuis 20, 30, voire 40 ans. Il
    a fallu à ces personnes, à une époque où on ne parlait pas encore
    de protection de l’ environnement, où le sol n’était qu’un support
    inerte de production, une certaine dose de courage pour changer
    leur manière de produire. Tout comme il en a fallu aussi aux
    pionniers de l’agriculture bio. En AC, abandonner la charrue,
    c’était un séisme ! On regardait de travers ces hommes ou ces
    femmes qui osaient, qui s’inspiraient d’expériences étrangères ;
    on leur prédisait l’échec. Mais, peu à peu, d’année en année,
    d’échecs en réussites, ils ont commencé à faire parler d’eux, à essaimer, chez leurs voisins ou plus
    loin. Des groupes se sont formés, des réseaux mais, au début, toujours du fait des agriculteurs. Ce
    n’est que plus tard, sentant un certain mouvement se mettre en route, que les autres acteurs du
    monde agricole (recherche, instituts techniques, chambres d’agriculture...) s’y sont intéressés. Et
    c’est bien aussi parce que ces structures avaient les moyens de mettre en place des essais, des
    expérimentations, mettant en valeur ce que les agriculteurs voyaient dans leurs champs. Mais il est
    toujours difficile, surtout dans le monde paysan, de faire bouger les consciences, même s’il est
    prouvé que déjà, d’un point de vue économique, l’AC est bien meilleure que l’agriculture
    conventionnelle. Le regard de l’autre est aussi craint.
    Aujourd’hui, comme indiqué plus haut, il y a environ 15 % des agriculteurs en France qui font de
    l’AC, sous toutes ses formes. C’est peu mais c’est déjà ça et ça commence à grossir car l’AC n’est
    plus aussi anecdotique qu’avant.
    Couverture du n° 98 de la revue TCS ; revue spécialisée sur
    l’agriculture de conservation. On a, sur la partie droite de cette page,
    des photos illustrant l’AC et, à gauche, des clichés de parcelles en
    conventionnel avec labour. Au centre, deux tubes représentant le
    résultat de ce qu’on appelle un « Slake test ». De l’eau d’infiltration a
    été récupérée après avoir traversé soit, à droite, de la terre en
    agriculture de conservation, soit, à gauche, une terre labourée. C’est
    sans appel : l’eau de droite est claire, non chargée alors que celle de
    gauche entraîne les éléments de sol avec elle, tout simplement parce
    que la structure du sol de gauche ne se tient pas, faute de suffisamment
    de vie en son sein.
    Revue TCS 98 juin/juillet/août 2018
    En résumé, conclusion... comme vous
    voulez !
    Je voulais ce texte bref mais je n’y suis pas arrivée. Je
    voulais faire court pour que vous, lecteurs, surtout
    néophytes, ne vous perdiez pas et reteniez l’essentiel.
    J’espère que c’est néanmoins le cas. J’espère, surtout, que vous verrez d’un autre œil, l’agriculture
    que certains s’évertuent à mettre en place, pour le bénéfice de tous.
    J’espère aussi que vous aurez compris qu’il ne faut surtout pas opposer AB et AC. Chacune a sa
    place car il est complètement utopique de penser qu’on puisse produire suffisamment pour tous,
    seulement en bio.
    La solution enfin à nos maux se résume en un seul mot, comme l’explique si bien Michel Lambotte,
    citoyen belge, passionné de nature, de science et d’agriculture dans son dernier post, à lire ici. Cemot est : VEGETALISATION ! Il faut remettre du végétal pour lutter contre le dérèglement
    climatique, pour mieux produire en agriculture, plus sainement et plus durablement. Il faut
    revégétaliser pour régénérer la biodiversité dans son ensemble. Il faut revégétaliser enfin, tout
    simplement, pour notre confort de vie.
    Je ne peux pas terminer cet article sans vous inviter à aller rencontrer ces hommes et ces femmes
    qui oeuvrent à faire une autre agriculture telle que l’AC. Une rencontre, ça s’oublie moins qu’un
    article !
    Voici une liste, en vrac, de quelques-uns de ces ACistes qui se feront un plaisir de partager leur
    quotidien, de vous montrer, en toute clarté et honnêteté, ce qu’ils font. Qu’ils ne m’en veuillent pas
    de les avoir cité !
    Frédéric Thomas, Loir-et-Cher
    Sarah Singla, Aveyron
    Bertrand Patenotre, Aube
    Philippe Pastoureau, Sarthe
    Christian Abadie, Gers
    Fabien Driat, Aube
    Philippe Lemey, Meuse
    Victor Leforestier, Seine Maritime
    Dominique Guyot, Seine et Marne
    Christian Rousseau, Marne
    Jean Hamot, Gers
    Hugues Demoulin, Dordogne
    Jacques Charlot, Indre
    Thierry Ghewy, Aisne
    et tant d’autres...
    En attendant votre prochaine visite sur une exploitation en AC, voici quelques autres liens
    d’intérêt...
    - AC et dérèglement climatique, Michel Lambotte , avril 2019,
    - « Le travail mécanique est le premier prédateur de nos sols » , avril 2019
    - Les propositions des réseaux AC pour le grand débat, début 2019
    - L’intérêt du non labour confirmé, 2016
    - Glyphosate : et si on parlait aussi d’autre chose ? 2018
    - En finir avec la crise agricole récurrente, 2017
    Cécile WALIGORA (domaines de spécialisation : agronomie mais surtout écologie des
    agroécosystèmes)
    Cette nichée de passereaux, sans doute
    d’alouette ou assimilé, trouve à son
    goût les parcelles conduites en AC :
    faible perturbation, abondance
    végétale, résidus où nidifier et plus de
    nourriture. Et pourtant, dans cet
    exemple précis, nous sommes dans
    une culture de maïs, peu réputée pour
    sa biodiversité. C’est sans compter les
    apports de l’agriculture de
    conservation.
    Cécile Waligora
    ça c'est bien écrit ,par contre techniquement le bio des années 1970 1980 avec la méthode "Lemaire et Boucher"
    c'était pas terrible; la solution magique c'était "calmagol" à toutes les sauces
    calmagol c'est de la chaux avec des algues marines sur des terres avec des PH de 8,5 je vous laisse deviner le résultat; et ça n'apporte pas d'azote
    l'autre solution miracle de "Lemaire et Boucher"
    c'était la fouilleuse outil à dents rigides et droites genre multi sous soleuse
    passé à toutes les sauces, dès qu'on ne savait pas quoi faire, on sautait sur le tracteur pour passer la fouilleuse

    on pratiquait aussi le couvert permanent;
    on à fait toutes sortes d'engrais vert; ce qui marchait le mieux c'était le trèfle violet semé à la volée dans le blé
    les bonnes années ça marchait; juste une fois où le trèfle violet à étouffé le blé avant récolte, on à gyrobroyé le blé avec le trèfle pour faire de l'engrais vert ; et les années sèches, le trèfle violet ne sortait même pas

    ce qui marchait le mieux c'était le tournesol bio, avec au moins 4 passages de fouilleuse, puis 2 binages et un buttage; une année on à sorti 12 tonnes de tournesol bio qu'on à vendu à Pont St Esprit;
    le semi remorque à été complèter son chargement à la coop avec du tournesol non bio pour pas redescendre à moitié à l'huilerie;
    on faisait aussi du maïs bio, toujours fouilleuse 2 binage et un buttage mais il n'y avait pas de débouché, on le bennait à la coop ; 
    le technicien bio nous à fait essayer du soja, de la féverole, de la minette; et plein d'autres plante exotiques
    les seuls qui étaient super honnêtes et clean qui pratiquaient le bio avec conviction à 100 %
    c'était une minoterie à Montbrison (42)  il y en à d'autres comme celle de châtelus (03) qui n' ont plus passé un gramme de blé ou de seigle conventionnel dans leurs machines pour éviter la confusion des genres;
    si vous voulez des noms et d'autres témoignages, j'ai tout ça dans mes archives;
    moi je relaboure un peu après 25 ans de non labour pour essayer de me débarrasser du ray-gras dans le tritical
    je fais des engrais vert dès que possible, je broye ma paille depuis toujours, et j'ai abandonné le bio en m'installant

    Léparbal Gilles
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    default Re: SDSC attitude

    Message par jean Jeu 04 Nov 2021, 12:47

    dgé a écrit:je l'invite à venir chez moi , et qu'il sorte de sa région bénite de la pluie, on en reparle de la couverture en été automne...

    et pour pouvoir cultivé des parcelle qui ne l'ont jamais êtes, à par tout défoncer, faut qu'il explique

    et c'est pas gentil d'insulter nos aïeux, avec ce qu'ils ont fait avec leurs moyens ...

    encore un yacafaucon
    Marc-André Selosse, né le 29 mars 1968 à Paris, est un biologiste français spécialisé en botanique et mycologie. Il a travaillé sur la symbiose, en particulier dans les domaines de l’évolution et de l’écologie.
    Source wiki
    Je pense plutot que des gars comme on en manque, des chercheurs vulgarisateurs.
    Il y en a qui arrive a mettre sur pied des systèmes sans travail du sol et, en plus, qui déplafonnent les rendements avec 100u d'azote...

    https://www.youtube.com/watch?v=DB-IRUfgURs

    Dans le contexte actuel ça ne peut qu'interpeller

    jean
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    default Re: SDSC attitude

    Message par jean Jeu 04 Nov 2021, 12:47


    jean
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    paysannature aime ce message

    marie70 n'aime pas ce message

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    default Re: SDSC attitude

    Message par jean Jeu 04 Nov 2021, 13:47

    saturnus17 a écrit:c'est bizarre cette mode en vogue depuis 15/20 ans de chercher à casser tout ce qui a été fait ces 300 dernières années.....

    le labour c'est pas bien : pourtant c'est ce qui a permis à vos parents de vous élever dignement en vous fournissant nourriture et bonne santé, vous permettant également de faire des études scolaires pour avoir une  "bonne" situation... pour les critiquer quand t'es peinard avec ton job et ton train de vie..

    la montagne sans loups : quelle charmante biodiversité dans ces vallons avec toutes plantes aux mille vertus qui s'épanouissent au printemps lors de la transhumance et que l'on peut admirer en randonnées estivales.... il y a juste les chiens des éleveurs en trop

    les "pesticides" : toujours dangereux dans les champs, jamais sur le collier du collier du chien ou dans la pipette anti-puces-vermifuge du chat. intolérables en traces quasi non détectables sur l'épluchure de pomme mais dosés en milligrammes dans votre shampoing ou dans votre anti-courbatures ou migraines alors c'est ok......

    l'élevage intensif :  absolument ignoble mais nécessaire pour changer de smartphone et cet écran plat 8K avec une résolution, qui peut ou qui pourra bientôt se connecter avec ta voiture électrique et te dire quand tu pourras (enfin ! ) partir de chez toi.....ou rentrer chez toi ....

    le taux de co2 dans l'atmosphère : une catastrophe pour la planète...."j'en parlais d'ailleurs dans l'avion qui me ramenait des seychelles l'autre jour après notre séjour dans cet archipel vierge de toute pollution et complètement saine..."

    bref et comme disait ma grand-mère " y'a des baffes qui se perdent "

    celui qui sent le SDSC, pas de problème, mais quand on se prend pour un donneur de leçon sans connaitre le métier avec tout ses aspects ... : tape
    je suis d'accord avec tout
    sauf en ce qui concerne le labour
    Il ne s'agit pas en premier lieu de mettre en cause ce qu'on fait nos aïeux, mais peut être plutôt de ré actualiser nos pratiques à la lumière des connaissances acquises et des moyens techniques disponibles. Si les pratiques n'avait pas évoluées sous prétextes de respect des aieux, nous en serions encore avec des chevaux pour tirer nos charrues , voir à vivre dans des cavernes et a se nourrir de chasse et de cueillette.
    Et nos propres aïeux n'ont_ils pas pratiquaient différemment des leurs ?
    La vidéo est longue, mais je vous invite a regarder les 30 premières mn , il expose sa vision de l'évolution de l'agriculture, sur plusieurs siècles.

    jean
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    default Re: SDSC attitude

    Message par jean Jeu 04 Nov 2021, 13:48


    jean
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    Message par Bio37 Jeu 04 Nov 2021, 19:38

    Le SDSCV   marche a merveille.   Semer dans de la luzerne  vivante  fonctionne très bien. Malheureusement sans glypho et le reste des aromates, cela est impossible pour le moment.  Avec 80 unité d'azote, j'ai fait une pointe à 85 90 qx en orge et l'année suivante encore en orge 65 qx avec encore 80 unité.

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    Message par alceste Jeu 04 Nov 2021, 20:16

    un labour non systematique 1 x de temps en temps remet les pendules à l'heure
    qd je vois l'invasion de campagnoles cette année , je pense qu'un labour denichera cette vermine plutot que de voir sa parcelle fondre sous les dents de ces petits rongeurs redoutables

    PS j'en ai marre des mecs qui s'interdisent tout sous pretexte que patatti....
    faut les voir à l'oeuvre, yen a qui ferait mieux de se cacher
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    Message par jojogo Aujourd'hui à 11:07

    dgé a écrit:je l'invite à venir chez moi , et qu'il sorte de sa région bénite de la pluie, on en reparle de la couverture en été automne...

    Dans ton coin peu arrosé l'été, personne n'a de luzerne ?

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    Message par jojogo Aujourd'hui à 11:14

    dgé a écrit:
    et pour pouvoir cultivé des parcelle qui ne l'ont jamais êtes, à par tout défoncer, faut qu'il explique

    Tu n'as jamais marché dans une forêt ?

    J'ai grandi dans une chênaie, la matière organique s'accumule et forme une litière qui est souple. Les graines qui germent se retrouvent dans une environnement favorable.

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    Message par jojogo Aujourd'hui à 11:29

    Hubert Charpentier a participé à la mise au point du SDSC. Il n'a pas travaillé qu'au Brésil, à Madagascar le sud ouest est très peu arrosé avec de longues périodes sans pluie.

    Il a une ferme, il a fait des constats et a modifié les pratiques.

    Il ne dit pas que le SDSC ou SDSCV est sans contrainte et ne manque pas de critiquer l'attitude de l'Etat.

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    Message par alceste Aujourd'hui à 18:02

    jojogo a écrit:
    dgé a écrit:
    et pour pouvoir cultivé des parcelle qui ne l'ont jamais êtes, à par tout défoncer, faut qu'il explique

    Tu n'as jamais marché dans une forêt ?

    J'ai grandi dans une chênaie, la matière organique s'accumule et forme une litière qui est souple. Les graines qui germent se retrouvent dans une environnement favorable.
    oui mais tu as combien de graines qui arrivent à germer par rapport à ce qui tombe? le  %doit etre tres faible
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    Message par dgé Aujourd'hui à 18:10

    jojogo a écrit:
    dgé a écrit:je l'invite à venir chez moi , et qu'il sorte de sa région bénite de la pluie, on en reparle de la couverture en été automne...

    Dans ton coin peu arrosé l'été, personne n'a de luzerne ?
    si, y'en a, mais que avec les maec, y'a plus de 40 ans, mon père en faisait, il a même atteint les 10 qx avec, mais maintenant, ça tourne entre 2 et 4 qx

    et sans flotte, tu peux faire ce que tu veux, rien ne poussera comme le coin arrosé
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    Message par Alan.fr Aujourd'hui à 20:27

    Bio37 a écrit:Le SDSCV   marche a merveille.   Semer dans de la luzerne  vivante  fonctionne très bien. Malheureusement sans glypho et le reste des aromates, cela est impossible pour le moment.  Avec 80 unité d'azote, j'ai fait une pointe à 85 90 qx en orge et l'année suivante encore en orge 65 qx avec encore 80 unité.
    je connais un bio qui y arrive , si tu veux je te trouve ses coordonnées , et c'est pas un pèlut Laughing
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    Message par jojogo Aujourd'hui à 20:28

    alceste a écrit:
    jojogo a écrit:
    dgé a écrit:
    et pour pouvoir cultivé des parcelle qui ne l'ont jamais êtes, à par tout défoncer, faut qu'il explique

    Tu n'as jamais marché dans une forêt ?

    J'ai grandi dans une chênaie, la matière organique s'accumule et forme une litière qui est souple. Les graines qui germent se retrouvent dans une environnement favorable.
    oui mais tu as combien de graines qui arrivent à germer par rapport à ce qui tombe? le  %doit etre tres faible

    Pour les chênes, lève ce que les écureuils ont laissé.

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    Message par jojogo Aujourd'hui à 20:32

    dgé a écrit:
    jojogo a écrit:
    dgé a écrit:je l'invite à venir chez moi , et qu'il sorte de sa région bénite de la pluie, on en reparle de la couverture en été automne...

    Dans ton coin peu arrosé l'été, personne n'a de luzerne ?
    si, y'en a, mais que avec les maec, y'a plus de 40 ans, mon père en faisait, il a même atteint les 10 qx avec, mais maintenant, ça tourne entre 2 et 4 qx

    et sans flotte, tu peux faire ce que tu veux, rien ne poussera comme le coin arrosé

    La luzerne est un couvert permanent, pas une culture, ce qui compte c'est qu'il y ait quelques pieds au mètre carré, une fois la culture d'hiver coupée, elle pousse car elle a des racines profondes. Tu n'as pas que des champs avec 20 cm de terre sur une dalle.

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    Message par dgé Aujourd'hui à 20:47

    50% seulement...
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    Message par jojogo Aujourd'hui à 20:51

    Ce que peuvent dire des personnes comme Sélosse, Charpentier ne sont que vérités.

    L'agriculture européenne a adopté, il y a fort longtemps, les techniques mésopotamiennes qui, à long terme, conduisent au désert. Il y a peu, le Berry utilisait la vieille technique préhistorique du brûlis, ça été interdit au début des années 2000.

    Remettre de l'agronomie dans les pratiques, est le minimum.

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